Inexorablement, les secondes défilent … Il y a longtemps que j’ai compris que je ne pouvais pas arrêter le temps. Mais me le réapproprier est devenu une priorité. Aider les autres à faire de même, au travers de mon métier, un objectif.

Aujourd’hui, j’ai 55 ans. Ma vie aussi est une question de temps. J’y ai sûrement déjà atteint la moitié …

Si je regarde en arrière, je peux voir une vie bien remplie. Des joies et des peines bien sûr … Une carrière de plus de 20 ans qui m’accaparait et me privait de plus de temps avec mes proches.

J’ai suivi l’évolution technologique. Comme vous, je suis entré dans le monde numérique. J’ai assisté à la naissance des réseaux sociaux …

Et puis, un jour de mars 2017, je regardais, comme souvent, des vidéos sur youtube. Et là, le choc !

Paradoxalement, c’est par mon écran que je découvris les ravages que ceux-ci pouvaient avoir sur la santé et l’évolution de nos tout petits. Un médecin français, dévoilait les dangers des écrans pour les enfants de 0 à 4 ans et mettait en garde contre l’autisme virtuel. Une simple exposition à une télé allumée dans une pièce, et même s’il ne la regarde pas, peut devenir une addiction pour un bébé.

Au cours de visites médicales, demandées par des institutrices et menées dans des écoles maternelles, les enfants présentaient des troubles du comportement, des retards de développement et du trouble du spectre autistique.

Après une étude approfondie, Il a été constaté que tous ces troubles étaient dus à une exposition intempestive des enfants aux écrans de tout type.

Tout se bousculait dans ma tête … Que pouvais-je faire ? Je ne pouvais pas arrêter l’évolution technologique, certes rapide, de plus de 40 ans ! Tout au plus, je pouvais réfléchir à comment ralentir l’entrée de nos tout petits dans ce monde numérique.

Il me vint alors cette idée un peu folle : pourquoi ne pas créer un écran ?

« Cet homme est fou », allez-vous me dire. « Il nous parle des ravages des écrans et veut en créer un lui-même ! ».

Rassurez-vous, le mien est en bois ! Equipé de plaquettes faisant défiler les images illustrant les histoires racontées par les institutrices. La télé-image est née et, avec elle, SlowGame.

Car depuis, et grâce aux idées des institutrices, d’autres jeux ont vu le jour. Merci à elles. Ces jeux rendront à vos enfants des valeurs perdues, certes, mais surtout leurs sourires, leurs rires, leurs fous-rires … Et quoi de plus beau que le rire d’un enfant !

Mais le concept SlowGame ne veut pas s’arrêter au niveau scolaire. Il veut aussi s’implanter au niveau des familles. De vraies réunions familiales à l’entour de jeux représentant de vraies valeurs, voilà comment passer du bon temps et ne rien manquer de la vie.

Le temps que celle-ci nous propose, de grâce, réapproprions-le nous !

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